L’immense folie de la victoire c’est l’espoir


Le poème du mois

Le poème devenu cristal de mots fragmentés. La fleur fourmille à ses yeux au son d’or, au son pur et éclatant. La musique continue à jouer librement à la proie de nos misères, ces mines perdues dans la fange. Je l’écrirai en de profonds actes, pensant l’empire du sanglier dans ma jungle. Aussi puissant que le Wireless, aussi frustrant qu’un pauvre lapin, nous irons prendre toutes les secondes de notre vécu à l’idéal d’une faveur.

Nous sommes l’oiseau sans nid ni reposoir. Sans affection ni protection.
Nous sommes un avis de recherche sur de sombres feuillages.
La fourmi s’exclame à son feu, inhibons-nous à notre gré !

J’aurais pu écrire la beauté des circonstances

Mais je refuse d’écrire la raison en perte
La nocivité du vent
La non-motricité du vivant
Le malgré
Le hélas
Les cris-larmes des ressentiments

Les remords absurdes
Les grasseyements au calme du sentiment
De l’espace tendu aux dégâts de l’âme lasse
Bifurquant l’ornière de l’excellence.

On doit la faire l’Acceptation
D’ores et déjà c’est l’heure pour qu’on vive l’Histoire
L’aspect somptueux aux virages des plaies

Te re-voilà en beauté
Misère tu es belle
Terriblement en cascade assoupie
Les opacités à la vue d’or te réclament, t’acclament en purs pouvoirs.

Je dirais
Je parlerais
J’aurais pu écrire la sobriété
Ce foisonnement qui m’invoque les chaleurs de l’âme
L’étendard ira à l’homme ayant fait ses preuves.

Allez !
Crierai-je comme un enfant sans mère

Rarement je le pense
en l’imaginant
en ayant vécu
la muse me salue en saison nuptiale.

On ira…

On le connaîtra
On le croira peut-être
À l’avant-garde

L’immense folie de la victoire c’est l’espoir !

Nous avons dû connaître notre survie dégustée par désolation endurée. À l’apparence tout irait bien, l’endroit à l’envers. Parler c’est pitié. Je le veux, ce jeu de corps, en savane ; l’immense bateau qui tire un revolver de feu. Qu’est-ce donc une autre route pour un soi-disant chemin orné d’épines ?

On en a parlé
On est foutu
On crie la perle
On fend l’espace
Je les inhale toutes mes douleurs.

Je refuse les maux de tête dans le poème
Pour tout hommage à la clarté

Je la veux ma parole qui fait rire
Méditer
Pleurer
Récuser le non-sens.

Et je refuse tout paternalisme conformiste
Rassurant et rétrograde qui infantilise
Voulant à tout prix nous apprendre les bonnes manières
Sorte d’adoubement, d’allégeance requise avant l’Acceptation.

Thélyson Orélien

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *