Juifs : Une histoire haïtienne 5 commentaires


HISTOIRE – 75e du Décret-loi du mois de mai 1939

Dès l’arrivée d’Adolf Hitler à la tête de l’Allemagne. La majorité des intellectuels haïtiens, parmi lesquels Dantès Bellegarde et Jacques Roumain, condamnèrent le nazisme. L’État haïtien ne se contenta pas de désavouer l’Allemagne, mais définit des lignes d’actions beaucoup plus concrètes face au péril affronté par les Juifs.

En vue de faciliter leur immigration, le gouvernement haïtien accepta ces Juifs comme réfugiés politiques, puis les fit naturaliser dans les consulats haïtiens en vertu d’un décret-loi de naturalisation. Donc, Haïti, ce pays aujourd’hui très appauvri, était encore au temps de son prestige, et elle pouvait rester dans son rôle de terre de liberté et de libération. Un temps qui… Pour lire la suite 


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5 commentaires sur “Juifs : Une histoire haïtienne

  • Fréro Pierre

    Nous avons toujours été là pour tous les opprimés de la terre. Nous le serons toujours, même quand ces opprimés d’hier seraient aujourd’hui nos oppresseurs.

  • Francis RIFAUX

    La Nation Haitienne est probablement la seule Nation à avoir compris l’horreur de la politique antisémite de l’Etat Nazi et la seule à être aller si loin dans l’accueil des populations juives, pourquoi? parceque ce drame absolu entrait en résonnance avec sa propre histoire.

  • Sem Moise Philippe

    Nous devons rappeler aussi en tant que membre fondateur des Nations Unies en 1945:

    1.–Nous aurions pu nous enorgueillir de notre enorme con-
    tribution aboutissant a la creation de la Nation d’Israel a-
    pres la seconde guerre Mondile. Nous dirions, alors qu’Haiti
    votait « neutre », les Allies se trouvaient entraves au sein d’une vote non decisive. Ce n’est qu’au dernier lieu, q’Haiti,
    en bonne femme sage, a du offrir son aide et courrir a la rescousse qui conduit a la creation de la Nation Israelienne. N’en sommes nous pas sa mere?
    2.–Parallelement, l’histoire a rapporte que bon nombre de juifs se sont refugies en Haiti mais nous n’en n’avions point profite de cette riche ressource humaine.Contrairement a certaines nations du monde civilise, l’Haitien n’a jamais pu mettre son « Pays » avant ses interets individuels. Les Juifs ont du se rendre en Republique voisine qui, plus objective, offre des avantages qui vaillent au development lointain de leur Nation.
    Si apres ce terrible cataclysm sysmic de 2010, nous refusons d’oublier les eternels arguments fallacieux, le « mounpaism »
    allie au « quick money making », pour faire place a l’amour du pays commun, a une vision renouvellee et objective, tout effort gigantesque qu’il soit, serait voue au neant.

  • Wendy

    « … L’État haïtien avait même proposé de mettre à la disposition des Juifs l’Île de la Gonâve (689,62 km2), à peine moins grande que l’île de la Martinique (1 128 km2). Mais le secrétaire d’État américain d’alors s’y opposa. Il se disait même prêt à accueillir un peu plus de Juifs allemands: mais le secrétaire d’État américain Cordell Hull, prix Nobel de la paix en 1945, ne voulut pas en entendre parler, pour des raisons qui restent encore aujourd’hui mystérieuses.  » Concernant cette partie précisément, les raisons ne sont pas si mystérieuses comme vous le prétendez car il s’agirait à l’époque d’une crainte exprimée par les responsables américains et voilà ce qu’on peut lire dans l’ouvrage de Nérin Gun, intitulé Les secrets des archives américaines : Pétain, Laval et de Gaulle, Albin Michel, 1979, à la page 77. En effet, l’ambassadeur américain à Haïti écrivit que « Les Juifs allemands sont probablement des agents de l’Abwehr nazi. Ils pourraient constituer un danger sérieux pour la république de Haïti. Le gouvernement américain ne serait pas très à l’aise si le président Vincent donnait suite à ce plan. Le président m’a finalement donné raison. Mais il espère une compensation financière, car les Juifs réfugiés auraient apporté avec eux des capitaux importants. » Un doute laisse planer sur le bon sentiment de Sténio Vincent, si l’on veut bien croire les propos rapportés par Nérin Gun. En revanche, les propos que j’exprime ici ne justifient pas la politique américaine de passivité face au sort que subissaient les juifs en Europe mais permettent de comprendre que les réticences des responsables américains et la proposition du Président Sténio Vincent répondent à une toute autre logique. In fine, on peut souligner qu’à partir de 1944, la position américaine concernant le sort des juifs en Europe sera très différente via la création du Conseil des Réfugiés de guerre dont l’objectif inavoué était de sauver le maximum de réfugiés juifs.