Crise haïtiano-dominicaine : Qui viole la loi internationale dans le monde?

Article : Crise haïtiano-dominicaine : Qui viole la loi internationale dans le monde?
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15 octobre 2013

Crise haïtiano-dominicaine : Qui viole la loi internationale dans le monde?

Avez-vous déjà entendu parler de la décision du président dominicain Danilo Medina appuyé de son mentor Leonel Fernadez, par le biais de la Cour constitutionnelle dominicaine, cette décision consiste à dénationaliser les dominicains nés de parents haïtiens après 1929. Ces dominicains deviendront automatiquement des apatrides.

Mais la question à se poser face dans cette proposition inédite des autorités dominicaines : Que dirait le président dominicain Danilo Medina, si par exemple le président Obama décide de faire pareil, ce qui veut dire, s’il décide un beau jour de retirer la nationalité américaine aux Américains nés de parents dominicains ?

Cette décision dominicaine est absurde, parce que, c’est contraire aux principes des lois internationales, ratifiées par les pays membres de l’ONU. Et quel est le mot approprié pour expliquer cette affaire : Haine? Xénophobie? Racisme? Violation des droits de l’homme? Rejet de ses propres citoyens? Par rapport à quoi? À l’origine identitaire? À la couleur de peau? etc… Appelez ça comme vous voulez, de toute façon, elle a un nom… Et ça pue de plein nez le Trujillolisme des années 30.

Pendant ce temps le président de l’Association des Dominicains vivant en Haïti (Asociación de Dominicanos Residentes en Haiti), Miguel Martinez Molina estime que ses compatriotes bénéficient d’une grande hospitalité en Haïti. Il exhorte les dirigeants de son pays à respecter les droits des Dominicains d’ascendance Haïtienne et des ressortissants Haïtiens. Et quelle est la diplomatie haïtienne appropriée par rapport à de telle hostilité dominicaine? Et que dire ou que faire de ces quelques ressortissants Dominicains sur la Grande Rue de Port-au-Prince, de Pétionville, et cetera?

La république dominicaine devrait être considéré en tant qu’«État voyou» par les Nations Unies et les pays membres, ce qui renvoie à l’idée d’un État qui ne respecte pas les lois internationales les plus essentielles. La participation du président dominicain, à l’ouverture de la XII Conférence Régionale sur les Femmes d’Amérique latine et des Caraïbes à Santo-Domingo, a été interrompue hier par un groupe d’environ 40 délégués étrangers, ils ont scandé des slogans et crié tous «Todos somos Haiti, Nous sommes tous Haiti» pour protester contre la décision de la Cour constitutionnelle dominicaine.

Le 1er octobre dernier, le Haut Comissariat des droits de l’homme a condamné la décision Dominicaine d’arbitraire : « Nous exhortons le gouvernement dominicain à prendre toutes les mesures nécessaires pour veiller à ce que les citoyens dominicains d’origine haïtienne ne soient pas dépouillés de leur citoyenneté, conformément aux obligations internationales relatives aux droits de l’homme », a déclaré Mme Shamdasani, porte-parole du Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH).

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