Bas Saint-Antoine

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9 janvier 2012

Bas Saint-Antoine

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Nul ailleurs, à Poste Marchand,

bas Saint-Antoine

Le matin remplis de miroirs sous les auspices d’une dalle en désuétude pleins de charmes et de liberté Les arts bafoués prôneront la récompense Pourquoi toujours des plaintes quand demain les barrières s’ouvriront pour des adieux simplifiés Le dos à la mémoire L’amnésie Ce cerf qui roule aux nuages de l’extase Le rideau vert marchait flottait dansait déjà Dommage le vent si doux n’est présent

Tout est ruine et deuil de la triste cité Toute désolation habite dans l’âme Les enfants sont partis Les hommes et femmes cherchent sous quelques toits le coin de s’abriter Après journées d’angoisse et nuits d’insomnie la population conserve la fierté du tohu-bohu Presque un air de gaieté gagne la ville à l’âme endolorie

Tout est ruine et deuil Les blessés embrassaient les morts victimes du destin nommés des décombres Depuis le carrefour jusqu’au détour du Prince Port au mort La rue en ses deux flancs n’entassait que des ombres La cathédrale les maisons montraient tant d’orgueil aux promeneurs lassés dans la longueur des journées Les balcons pointeraient flèches spontanées Plus rien ne subsiste Tout est ruine et deuil La ville démolie dépecée folle Saint-Antoine brusquement cède place à de pauvres sans-abris installés dans les tentes L’humanisme à coeur contrit anéanti dans le gouffre

En conséquence passait déjà sous l’échelle du temps

Des verbes chantés Des verbes plantés Des verbes pansés Des verbes pressés Des verbes palpés Des verbes écrits Le charbon des jours creux En sens ascendant des rumeurs qui coulent Disparates d’un sort d’une volonté accrue Le désir s’en va selon nos actes pervers En contresens de vérités d’obstacles et d’ambitions vers un orgueil concentré De la mort d’un rêve d’un rêve de mort de survivances qui passent Un récit sans histoires De simples passés De soulagements à bouleverser le temps qui tremble ou qui se meurt

Le son du rêve en sommeil Une sortie pour de bon au bon début de débit d’encre Je m’énerve à ne pas me perdre On écrira la profondeur d’une muse si confuse si éminente si teneuse tumultueuse et sonore Le nord de la tête plongé dans la boue Le bonheur sous forme de chloroforme La profondeur en prose poétique prophétique Le sens bouleversera

D’ici De là De là-bas Être poète Être écrivain Écrire la folie des êtres sur les marges de vie Et dépressions et déceptions écrites dans la boue comme dans l’eau froide pleins de peines Illusion à l’envers d’une histoire de sel J’irai à l’irréversibilité du temps à l’accord de l’ordure aux palmiers vers les buissons détendus Saint-Antoine voilà l’or qui n’est plus diamant en ce soir de meurtrissures ovales

Thélyson Orélien

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